"Pourquoi tu pleur ? Parce que j'ai plus d'encre"

"Pourquoi tu pleur ? Parce que j'ai plus d'encre"
M'évader. Voilà à quoi me sert d'écrire ... m'évader. Comment d'écrire ce sentiment qui me prend quand je commence à écrire, raconter, inventer ? Comment d'écrire que tout le temps pendant lequel l'encre de mon stylo forme la première lettre jusqu'au point final, je ne suis plus moi-même ?
L'écriture est mon seul moyen de m'exprimer.
L'écriture me permet de vivre une autre vie. Une vie que je pourrais gérer à ma guise, créer le décor, les personnages, puis tout effacer quand rien ne me plait.
M'inventer une autre vie, être ce que j'ai toujours voulu être, à travers des mots écrit à la fantaisie de mon esprit.
Un jour je voulus être pirate, en quelques minutes je plongeais dans les profondeurs bleues des abysses, l'encre devenait mer, la feuille une voile qui ondulait au gré du vent, les canons retentissaient dans mes oreilles et mon c½ur palpitait au rythme des batailles. Puis tout s'arrêtait subitement quand je reposais mon stylo.
Une autre fois, j'ai voulu connaître les joies de la cour royale. Versailles m'apparu comme dans un rêve, la galerie des glaces m'accueillait à bras ouvert. Au rythme de la musique, cette fois, je dansais au bras d'un seigneur aux joues poudrées de blancs.
Voilà comment j'ai trouvé le moyen de réaliser mes rêves d'enfant.
Mais je ne finis jamais une histoire. J'ébauche, efface et recommence puis m'arrête en plein milieu. Jamais je n'ai posée le point final. Peut-être pour que mes rêves continus à vivre.
Et je n'ai pas finis de rêvée ...



texte :moi

# Posté le dimanche 12 novembre 2006 11:16

Modifié le samedi 25 novembre 2006 03:14

Y parait que la marée montante revien comme un cheval au galop ... Les souvenirs aussi !

Le jour se lève sur un horizon orangé, le soleil lui revient d'Amérique, et pose ses timides rayons sur le sol encore frais.
C'est une belle journée, à peine sortie une odeur me vient en pleine figure. Une odeur qui me rappelle le passé, le temps ou, gamine encore, je courais après les poules dans le jardin de ma grand-mère. Cette odeur de campagne, ou la rosée du matin se mélanges aux herbes fraîchement coupées du champ voisin. Et me voilà avec des bottes, une salopette, tenant dans une main un bâton, de l'autre un panier débordant d'½ufs frais.
Dix ans après la scène est toujours la même dans mon esprit, rien n'a changé, ni l'arbre auquel je grimpais, ni le potager ou poussais les fraises et les carottes.
C'est fou comment les odeurs peuvent marquer ! Il suffit d'un bref coup de vents et on se retrouve les yeux fermés à repenser au passé.


texte : moi

# Posté le dimanche 12 novembre 2006 11:31

Modifié le samedi 25 novembre 2006 03:14

Le plus dur quand t'écrit une histoire c'est pas de l'écrire, mais de lui trouver trouver un titre !

La pièce ou elle se trouvait était triste, sombre et triste. Le style de pièce faite pour annoncer un décès, un bureau de notaire. Cela fait deux heures qu'elle attendait là écoutant distraitement les condoléances d'un antipathique homme en cravate, qui faisait des louanges de quelqu'un qu'il ne connaissait même pas. Grand, mince, le nez crochu et les yeux d'un vautour lorgnant sa proie, M.Darquet, de son nom, s'harmonisait parfaitement avec le reste de décor. Froid et inintéressant. D'ailleurs rien d'autre que ce que contenait le papier qui était posé devant celui-ci intéressait Anna. Alors elle attendait patiemment que M.Darquet consente enfin à le lire.
Quelques belles phrases et minutes plus tard il débuta sa lecture :
« M.Vilarche, votre père, décédé-le ... »
Anna n'écoutait déjà plus, toute cette formalité l'exaspérait.
-Venez en au faite s'il vous plait, le coupas t-elle.
- ... en conséquence votre père vous lègue son manoir, seul et unique bien qu'il lui restait. Vous trouverez l'adresse et les papiers du testament dans ce dossier. Veuillez signer ici, là et là.
Anna s'empressa de tout remplir et pris congé du sinistre notaire. A l'air libre, elle retrouva enfin sa chère veille 206 au même endroit qu'elle l'avait laissé, fidel à son poste. Elle s'assit sur son siège miteux, recouvert d'une house bleu à pois jeune acheté en solde 5 euros, une affaire certes, mais vraiment de mauvais goût, et allumas la radio. Les trois dernières notes de Sweet dreams retentissèrent, le présentateur annonça la pub. Elle put enfin lire tranquillement toute cette paperasse qui l'ennuyait.
Le manoir se trouvait en banlieue parisienne non loin du Bois de Vincennes. D'un côté la mort de son père, qu'elle n'avait connu que les six premières années de sa vie l'arrangeait, au moins maintenant elle avait un logement. Elle ne serait donc plus obliger de vivre dans le vieux squatte dépravé qui était jadis l'appartement de sa mère.
- Tu vois maman il ne nous a pas complètement abandonner, dit t-elle à voie haute.
Des souvenirs lui revenant, comme ce fameux soir de décembre, quelques jours avant Noël, ou il est parti, nous laissant sans argents, ni nouvelles, sans père. Anna n'a jamais su pourquoi.
Remuer le passé fit couler quelques larmes au coin de ses yeux bleu, elle se ressaisit rapidement, démarras la voiture puis prit la direction de l'adresse indiquée.



Le portail grinça quand elle l'ouvrit, c'était une lourde grille grise dont la rouille commençait à donner une teinte orangée. Anna avança un pied dans l'allé de graviers, de chaque côté de cette allée il y avait un petit jardin. Du côté droit, des buissons de roses rouges et blanches entouraient un bassin ou des nénuphars y flottait paisiblement. Chaque buissons de fleurs étaient exactement de la même taille et de la même forme, comme si on les avait coupés soigneusement chaque jours.
Du côté gauche on aurait put s'attendre à la même chose, mais non, s'était plutôt tout le contraire. Des roses fanées jonchaient le sol parsemé de mauvaises herbes. Au milieu d'un capharnaüm d'herbes sauvages se tenait un bassin recouvert de mousse verte et malodorante. Surprise, Anna traversa l'allé jusqu'au manoir. Elle le regarda enfin pour la première fois. Un frisson lui parcouru le dos. Sinistre, aucun mots ne résumeraient mieux l'aspect de cette demeure. Certes le manoir devait être magnifique dans sa jeunesse, cette immense porte, ces grandes fenêtres, ces chiens assit, cette tourelle et son immense baie vitrée était certainement magnifique ... avant ! Mais aujourd'hui il manque quelques tuiles à la tourelle, la moitié des vitres n'a plus de carreaux, le lierre envahi la façade. Chose plus étrange encore toutes les fenêtres de droite avait leurs carreaux, était propres, il y avait même de petits rideaux à certaines fenêtres. Le côté gauche était évidemment l'inverse, tout comme le jardin.
Anna déglutie difficilement, elle s'entait une sorte d'angoisse ou de peur lui chatouillé le ventre. Puis prenant son courage à deux mains, introduisit la clé dans la serrure et tourna la poignée. Avant qu'elle ouvrit la porte elle s'attendit à l'entendre grincer et à découvrir devant elle un hall sombre, plein de toile d'araignées, elle s'attendait même à voir quelques chauves-souris s'envolées affolé, réveillé dans leur sommeil. Si elle laissait même son imagination s'était Dracula en personne qui l'accueillerait descendant en volant de l'étage supérieur, là où logeait son cercueil.
Mais rien de tout cela n'arrivas, enfin en partie, bien sur il n'y eu pas de Dracula, ni autre monstre de légende, mais les toiles d'araignées et le hall sombre était bien là ! Même la porte qui grinçait fût au rendez-vous. Elle s'avança, le bruit de ses talons résonnèrent et rebondissèrent sur les murs comme des ricochets.
Là encore le côté droit différenciait du côté gauche, l'escalier de droite était propre, celui de gauche non et il en était de même pour tout le reste. C'est comme si son père avait décidé de vivre qu'à droite et de délaissé la gauche. Il y avait même une ligne complètement visible qui déterminait les deux côtés. Propreté, poussière. Poussière, propreté. D'après les six ou sept centimètres d'épaisseurs de poussière à gauche cela faisait quelques années que son cher papa n'avait ni laver, ni même mit les pieds de l'autre coté de la frontière.
En visitant les étages supérieurs Anna s'aperçut que le manoir entier réagissait à cette loi de droite et de gauche. C'est donc soucieuse qu'elle repartit chercher ces quelques affaires.



Plusieurs jours était passés depuis l'arrivée au manoir, et c'est aidé de ces amis, que Anna emménageait et nettoyait de fond en combe la demeure. L'ambiance é tait à la fête, mais le soir quand tout le monde rentrait chez soi et qu'elle se retrouvait seule, le manoir redevenait sinistre. Le côté gauche avait maintenant été complètement nettoyé mais gardait quand même quelques séquelles de plusieurs années de saleté. La chambre de la nouvelle propriétaire avait été installée dans la tourelle, au point le plus haut du manoir, de là il fallait descendre un long escalier en colimaçon pour retrouver l'étage inférieur.
Une nuit elle fut réveillée en sursaut par un son étrange. Elle descendit l'escalier, lampe de poche à la main, et entra dans l'immense sal de bal. C'est de cet endroit que provenait le bruit. Tout était silencieux pourtant en tendant bien l'oreille on pouvait entendre un léger bruit, comme le passage d'une robe sur le parquet. Elle s'avançait dans la pièce, la main tremblante. Tout autour d'elle était sombre. Plus elle avançait plus le bruit se rapprochait. Quand soudain elle sentit une présence derrière elle ! Un léger frison partit de sa nuque pour parcourir tout son corps. Le c½ur battant elle se retournas. Personne ! Pourtant il lui semblait bien qu'il y avait quelqu'un quelques instant plutôt. Effrayé, elle fit demi-tout vers sa chambre. Mais trois pas plus loin elle s'arrêta net. Cette fois elle en était sur, il y avait quelqu'un derrière elle ! Anna ne prit pas la peine de se retourner et remonta en courant dans sa chambre. La sous sa couette, le c½ur battant elle eu du mal à finir sa nuit.
Le lendemain, elle fit une inspection détaillé de la salle de danse. La au grand jour il n'y avait plus rien d'inquiétant. Mais elle ne trouva rien, ni personne de suspect.
Les nuits suivante de passèrent sans incident et plus rien d'inquiétant ne semblait vouloir dérangé la nouvelle vie d'Anna.
Anna aimait s'installer à la baie vitrée, y lire ou même regarder les voitures passées sur l'avenue devant la haute grille du manoir. Ce soir là, comme beaucoup d'autres soirs, il n'y avait rien d'intéressant à la télé (Star Academy ne la tentait en rien). Elle laissait son esprit vagabondé paisiblement. Rien n'aurait pu perturber sa tranquillité sauf ...
-Il pleut, il pleut bergère, chantait une voix cristalline derrière elle.
C'était une voix de petite fille, mais ce chant n'avait rien de la douceur que dégage habituellement une fillette qui chante. C'était glacial. Anna se retourna effrayer, elle avait reconnu cette voix.
Elle se retrouva nez à nez avec une enfant de cinq ou six ans, elle était vêtue d'une robe blanche, son visage était pâle comme la mort, tout était blanc en elle, même ses yeux ! Seul ces cheveux noirs contrastaient avec le reste du corps. Anna poussa un cri de surprise. C'était elle ! Elle-même vingt ans en arrière ! La même que l'époque ou son père les avait quittés sa mère et elle.
La fillette parut affolée par le cri et sorti précipitamment de la pièce, à une telle vitesse que Anna ne put voir autre chose qu'une traînée blanche.
Paniqué, elle essayais de se clamé quand elle se souvient d'une chose : son « double » flottais au dessus du sol !


Après cet incident notre héroïne avait peur, nuits et jours, de rester dans le manoir et sortait le plus souvent possible. Mais sa peur se calma au bout de deux semaines car plus rien de « bizarre » ne se produisit.
Une nuit, il pleuvait fortement, à un tel point que Anna avait de mal à s'endormir. Les gouttes martelaient furieusement le toit de la tour, quand au milieu de cet épouvantable boucan un air de piano se fit entendre. Doucement au début puis de plus en plus fort. Jusqu'à que l'esprit de Anna fut entièrement submergé par la musique. La encore elle descendit de sa tour, une lampe de poche à la main, mais bien décidé à découvrir la source du bruit.
Le piano à queue se trouvait dans une pièce au deuxième étage. Anna et ses amis avaient passés quelques jours entier à le nettoyer. Elle aimait si asseoir de temps en temps et y joué ne bien qu'il ne soit pas accordé. Mais l'air qui était joué ne ressemblais pas à ce que Anna jouait d'habitude, s'était léger, dansant et sans aucune fausse note. Joué à la perfection, mais aussi accordé à la perfection.
La porte était entrebâillée et Anna y risqua un coup d'½il. Une femme était assise eu piano, ses fines mains, s'envolait de touches en touches à un rapidité incroyable. Une petite fille dansait non loin du piano, sur un rythme de la musique. Elle souriait, elle avait l'air heureuse. Anna esquissa un sourire quand elle la reconnu, s'était encore elle. Mais il n'y avait rien d'effrayant cette fois, c'était beau, étrangement beau.
Les dernières notes s'envolèrent et mirent fin aux charmes de la scène. Le silence régnait à présent dans la pièce. Anna avait l'esprit encore embaumé par la musique quand la femme au piano se retourna.
-Maman ! s'écria t-elle.
La femme qui la regardait avait vingt en de moins que la dernière fois qu'elle l'avait vu, sur son lit de mort.
Elle recula et sortit en courant du manoir !

Jamais elle ne remit les pieds dedans. Quelques mois plus tard, une pancarte « À vendre » était accrochée à la grille.


encore et toujours moi

"Une des rare histoire que j'ai réussi à finir"

# Posté le dimanche 12 novembre 2006 11:48

Modifié le mercredi 25 avril 2007 11:19

Pas d'idée de titre ! Aidez moi !

Pas d'idée de titre ! Aidez moi !
Le vide dominait sous ses pieds. Quarante mètres de ténèbres s'étendaient en dessous de lui. Mais il ne semblait pas s'en rendre compte. Il continuait inlassablement à avancer, sautait de toit en toit, de cheminée en cheminée, les pieds toujours au bord ... à la limite de basculer.
Mais rien ne l'effrayait, chaque nuits il cohabitait avec les hauteurs de la ville.
Quelques mètres plus loin, un chantier lui barrait la route. Tommy sauta agilement sur une poutre reliant deux immeubles en constructions. Se mouvant à la manière d'un chat il la passa sans difficulté.
Puis il s'arrêta brusquement, il semblait être arrivé à destination. Le toit sur lequel il se trouvait était recouvert d'ardoises grises toutes parfaitement alignés les unes au bord des autres, sauf une près de l'unique cheminée. Tommy la déplaça et découvrit une petite cavité dont il sortit un paquet de tabac. Avant de replacer la tuile il déposa un billet de 10 francs. Après l'avoir consciencieusement posée et vérifié que la pluie ne pourrait pas s'infiltrer en dessous, il s'assit au bord du toit. La ou les tuiles rejoignaient la gouttière. Ce qu'il aimait s'était regarder ses pieds se balancer dans le vide. Il alluma une cigarette pour faire passer la temp.
Enfin le moment t'en attendu arriva, Tommy se redressa à l'approche du moment magique qui le faisait monter sur les toits de Paris tous les soirs. Le soleil descendait doucement derrière les immeubles, et éclairait les façades grises de sa lumière chaude et réconfortante.
Là où il était placé la Tour Eiffel faisait face à la planète géante et semblait vouloir la piquer de sa pointe. Il regardait émerveillé le spectacle du soleil couchant, qui le laissait toujours rêveur et heureux. Mais s'était un bonheur de courte durée, dans quelques heures il retournera chez lui, retrouvera sa pauvre mère, triste, comptant et recomptant les derniers billets qui lui restaient en rajoutant les pièces que Tommy avait gagner dans la journée. Il mangera la même bouillie ignoble que tous les jours et se couchera dans le même lit que ces trois petits frères, avec comme seul couverture un drap rugueux et malodorant.
Alors là il s'endormira comme peu s'endormir tout enfant de sept ans
Il rêvera sûrement de son trésor là haut sur les toits, son trésor éphémère.


texte :moi

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 11:37

Modifié le samedi 25 novembre 2006 03:14

*_*

Chacun de ses rires, ses sourires lacèrent mon c½ur.
En lambeau. Je recolle un à un les morceaux.
Reconstruisant jours après jours mon empire.
Reine d'un désert de glace, gouverne ma peur et ma raison.
Espérant que l'on vienne me délivrer de ma propre prison.
Croire au futur pour ne pas sombrer dans le passé.

# Posté le dimanche 19 novembre 2006 14:27